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  • : Modification de la description le 17 mars 2016: Décroissance environnementale et lutte anti-tabac, au départ QSE, avec depuis peu devoir de réserve et donc blog en sommeil.
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Diplôme en 2013 Ingénieur de la dépollution, INSA de Toulouse. Fin mars 2016 fonctionnaire affecté au CGDD du MEEM.

 

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Pauvre Overblog, comme je ne suis pas "premium", lors de la bascule sur la nouvelle interface, les commentaires ont disparus. Et j'ai dû revalider dans la gestion l'affichage des albums photos et des archives.

7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 19:51

En études environnementales, on pratique beaucoup les théories de Pareto (80 % de conséquences proviennent de 20 % des causes). Et donc, on se concentre sur les items les plus significatifs.

Fermer les vannes d'hydrocarbures, c'en est une ! VANNE !

Car cela ne représente que 1 % de la consommation. Mais s'il s'était agit de 20 %, cela voudrait dire qu'à consommation constante, on polluerait beaucoup plus la planète par l'acheminement supplémentaire de cette suppression locale remplacée par une importation lointaine !

Au lieu de supprimer le 1 % français, j'estime qu'il faudrait au contraire le faire progresser plutôt vers 25 %, mais en diminuant la consommation et les importations. Je pense que Nicolas ne me contredirait pas mais Emmanuel ne le laisse jouer qu'avec 1 % de l'économie !

L'environnement fait-il partie du programme court terme du président ? Quand on suit les risques planétaires avec les envies de conflits nucléaires de certains, bien évidemment que l'empreinte environnementale des français ne compte pas !

Mais surtout, les gens au pouvoir sont des roitelets pour seulement une petite poignée d'années, et comme ils sont « rois nimbys », il veulent mourir vieux, en bonne santé, plein aux as et entourés des plus belles créatures.

S'occuper réellement et concrètement de la protection de l'environnement n'est crédible que par l'exemplarité et la dénonciation de la posture nimby. Et l'article de 20Minutes qui m'inspire mon titre de message est bien une preuve que le président de la république sacrifie la cause environnementale face aux demandes de profits très court terme de ses commanditaires.

Cette « poudre aux yeux » pourrait bien énerver la planète.

Bruno

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25 août 2017 5 25 /08 /août /2017 21:47

Le magazine « Décisions durables » n° 31 de cet été analyse la MACRONOMIE (j’ai lu l’article mais la politique de com web semble prévoir aucun lien avec les articles du numéro en vente !, alors macronomie médiapart). Cette bonne idée de fusionner des orthographes thématiques avec le nom du président m’inspire la macronnerie. Je n’avais rien lu avant d’y penser. En cherchant sur le web, j’ai bien sûr trouvé des articles qui s’en inspirent comme BoulevardVoltaire.

La politique de Macron, ce n’est que du court terme, du spéculatif qui doit produire des dividendes à ceux qui ont déjà de gros moyens et qui en veulent encore plus. C’est tout sauf du développement durable, des ODD. C’est à l’image de l’article d’actualité dans Décisions durables qui informe d’une découverte de chercheurs américains qui ont développé une éponge « Oleo Sponge » qui est « capable d’absorber jusqu’à 90 fois son poids en pétrole ». Et ils ont titré leur article « Marée noire SI ON PASSAIT L’ÉPONGE ? ». C’est là que je fais mon analogie avec la politique de Macron.

ET SI ON DÉCIDAIT DE NE PLUS POLLUER LES OCÉANS ?

On n‘aurait pas besoin de concevoir des techniques d’injection d’atomes d’oxyde métallique dans une mousse de polyuréthane. Assurément, cette technique doit consommer des tonnes d’énergie, d’eau, de matières premières….et pollue la planète mille fois plus qu’elle envisage de la dépolluer !!

 

Et si on refaisait la révolution de 1789 pour se rebeller contre les profiteurs esclavagistes des peuples ?
Mais cette « décision durable » ne peut pas se cantonner au territoire français, il faut qu’elle soit planétaire.

Peut-être qu’avec les dérèglements climatiques et l’accélération des effets catastrophiques sur les petits microbes humains, les pauvres vont s’unir contre les néfastes puissants pour dire qu’au lieu de passer l’éponge sur ces êtres nuisibles, on va passer le karcher.

Sans doute que les « décisions durables » de Macron vont contribuer à renforcer les différences économiques et sociales, et par là même le renforcement des altermondialistes….l’hiver sera chaud (au sens propre comme au sens figuré).

Tiens, par opposition à ce qui se décide pour le seul intérêt des très riches, pourquoi ne ferions-nous pas sur les réseaux sociaux le forcing pour appuyer le dossier de cette rentrée de 60millions de consommateurs sur « STOP aux nanoparticules ». Je l'ai lu à la bibliothèque du boulot, je l'ai acheté ensuite pour le montrer autour de moi. J'espère que le scandale des œufs contaminés va exploser les multinationales de l'industrie alimentaire.

Bruno

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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 07:47

Les acteurs de l’ESS auraient-ils voté pour notre président actuel  ?
Assurément, NON.
Une nouvelle publication (Les acteurs de l’ESS porteurs d’innovation sociale au service de la transition écologique) m’apprend pourtant son poids significatif [En Ile-de-France, l’économie sociale et solidaire regroupe plus de 33 500 établissements (associations, coopératives, mutuelles, fondations) et représente 7,2 % des salariés franciliens].

Mais une élection se gagne plus par le pouvoir de l’argent que par le pouvoir du peuple.

En Ile-de-France, il doit bien y avoir une bonne dizaine de multimilliardaires (39 en France), et c’est largement suffisant pour entraîner dans sa nébuleuse toute une flopée d’arrivistes prêts à en profiter.

Les gains environnementaux de toute la populace de l'ESS ne sont pas anodins. Ils correspondent en équivalence à toutes les pertes environnementales que les multimilliardaires continuent de produire avec leurs trains de vies honteux et le luxe qu’ils s’octroient au détriment des autres. Alors, oui, le ministère décide de « mettre en lumière l’innovation sociale portée par les acteurs de l’ESS dans le secteur de l’économie verte en Ile de France. » tout simplement pour continuer de polluer en espérant que les pauvres couillons de l’ESS continueront à se serrer la ceinture.

Un autre exemple de ce « grand écart » avec le problème de l’eau : « Nicolas Hulot et Stéphane Travert présentent les actions pour une meilleure gestion de la ressource en eau en période de sécheresse » demandent aux citoyens et aux entreprises de la sobriété mais oublient complètement la notion d’exemplarité.

 

J’ai côtoyé de nombreuses structures de l’ESS en région toulousaine. J’en garde un souvenir pitoyable ; qu’un « grand » pays comme la France ait besoin d’une ESS indispensable et de plus en plus débordée (Les Restos du coeur toujours en augmentation !). Notre président de la république ne s’apparente pas à l’Abbé Pierre !

Pauvre France et pauvre planète.

Avec Paris2024, l’ESS d’Ile-de-France va certainement décupler, et l’environnement s’enfoncer encore plus vers l’apocalypse.

Bruno

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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 08:30

Les vacanciers se soucient de l’horizon. Mais seulement de l’horizon du soir, pour imaginer quelle sera la météo du lendemain pour leurs loisirs de vacanciers.

Je viens de trouver à mon centre de documentation professionnel une ancienne publication intitulée « Horizons 2030-2050, veille de la mission prospective ».

Premier numéro de cette publication en octobre 2009, certainement dans la foulée du Grenelle (sur le site de Temis.documentation du ministère). 2° publication en décembre 2009 (téléchargeable sur le site de l’AURM) et la 3° en septembre 2010 (sur Fondation-2019).

C’était tellement magnifique (oui, oui, sans ironie) que cela c’est bien vite arrêté !!

Alors, aujourd’hui, notre horizon environnemental, qui l’imagine ?

Parce que je suis bien obligé de conclure que cette mission prospective s’est éteinte assez rapidement.

Hé bien, les professionnels du tourisme avec Paris2024, les politiciens de l’urbanisme et des transports avec la Société du Grand Paris, mais aussi de nombreux industriels qui voient mieux que les politiques les horizons terrestres (comme la revue Mines&Carrières qui s’inquiète de la future pénurie des métaux) {très grande parenthèse avec mon ancêtre Hilarian Bourdiol qui a fait fortune au 19° siècle en dirigeant les Mines de Malfidano. Ce passé sans soucis environnementaux fait rêver, sauf que l’activité de cette époque est bien responsable de celle amplifiée d’aujourd’hui. Si mon ancêtre a fait fortune, c’est quand même parce qu’il a eu l’intelligence de développer l’extraction à ciel ouvert pour diminuer les risques de grisou}.

On peut aussi rajouter un bon nombre d’utopistes qui travaillent autour des ODD (je les plains quand je lis leur dernier baromètre de 2016 (sur solidarites.org) et que je le compare à l’actualité de cet été 2017 et de la future rentrée).

 

Moi ? Pas en vacances ; au travail, et submergé de lectures !!!!

Malheureusement si tristes (lectures et actualités).
Bruno

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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 22:47

Je n'en peux plus de tout ce « battage » environnemental.

En plus, je viens d'acheter le livre « Aux origines de la décroissance – 50 penseurs ». Je m’apprête à déprimer puissance 10 : lire certainement tant de bonnes idées et constater qu'aucune n'est appliquée. Comment vivre dans un monde économique qui bafoue en permanence son avenir ?

Même la découverte récente du MOC (Mouvement des Objecteurs de Croissance) n’amoindrit pas mon pessimisme. Je travaille à La Défense, quartier de verre et de béton (et de lumières qui clignotent indéfiniment) fréquenté par des milliers d'autres personnes qui me semblent s'accommoder de notre abrutissement généralisé.

Et puis, il y a Localtis tourisme : (tout le texte entre [] est recopié du site ; c'est très bien écrit et j'ose le recopier car ces textes sont dans leurs grandes lignes des reprises officielles et publiques de déclarations politiques)

[(Le compte rendu du comité interministériel du tourisme du 26 juillet 2017, sur le site de Matignon).

Conseil interministériel du tourisme - Edouard Philippe trace la feuille de route pour atteindre les 100 millions de touristes

27/07/2017 Jean-Noël Escudié / PCA

Culture - Sports - Loisirs Développement économique - Tourisme Emploi - Formation Sécurité

Le conseil interministériel du tourisme qui s'est réuni mercredi en fin de journée a défini six domaines prioritaires : qualité de l'accueil et sécurisation, structuration de l'offre, soutien aux investissements, formation et emploi, numérisation et partage d'information, accès aux vacances pour le plus grand nombre. Ce dernier enjeu apparaît toutefois très en retrait dans ce plan gouvernemental devant avant tout permettre d'attirer et retenir toujours plus de touristes étrangers.

Edouard Philippe a réuni et présidé en personne, le 26 juillet, le conseil interministériel du tourisme. Après une année noire en 2016 (voir notre article ci-dessous du 13 février 2017), cette réunion intervient dans un contexte beaucoup plus favorable, marqué par une forte reprise de l'activité touristique (voir notre article du 11 juillet 2017). Ce retournement rend donc à nouveau crédible le double objectif d'atteindre les 100 millions de touristes internationaux en 2020 et, surtout, celui des 50 milliards d'euros de recettes - au lieu de 40 milliards actuellement avec seulement le quatrième rang mondial en la matière derrière les Etats-Unis, la Chine et l'Espagne -, grâce à une progression de la durée moyenne de séjour. L'objet de la réunion du conseil du 26 juillet était donc de définir les moyens et mesures nécessaires pour y parvenir.

Eviter le chaos dans les aéroports et 48 heures pour un visa

Pour cela, le gouvernement a défini six domaines prioritaires : la qualité de l'accueil et la sécurisation - ce dernier point ayant déjà fait l'objet de plusieurs mesures du précédent gouvernement (voir notre article du 10 mai 2017) -, la structuration de l'offre touristique, le soutien de l'Etat aux investissements, la formation et l'emploi, le soutien à la numérisation et au partage d'information et, enfin, l'accès aux vacances pour le plus grand nombre.
Si les axes prioritaires sont ainsi tracés, une bonne partie des onze mesures annoncées restent en revanche à préciser. Au titre des dispositions les plus abouties, du moins dans leurs objectifs chiffrés, figurent notamment l'engagement de limiter à 48 heures le délai de délivrance des visas dans dix nouveaux pays d'ici à juin 2018 (l'opération, mise en place en Chine en 2014, a entraîné une augmentation du nombre de touristes de 61% dès la première année) et celui de réduire le temps d'attente "aux frontières" dans les aéroports à 30 minutes pour les ressortissants de l'Union européenne et à 45 minutes pour les autres.
Cette dernière mesure est en fait dictée par l'urgence d'éviter une "catastrophe industrielle" dans les aéroports parisiens. Lors d'un point presse en novembre 2016, Augustin de Romanet, le PDG d'ADP (Aéroports de Paris), indiquait en effet que le nombre de passagers ayant attendu plus de 30 minutes avait déjà été multiplié par vingt depuis le début de l'année... Et la situation ne fait que se dégrader avec le retour en masse des touristes internationaux depuis quelques mois.

Une question d'image

Deux autres mesures sont également en lien avec les aéroports, porte d'entrée des touristes internationaux hors voisins immédiats de la France. D'une part, la fluidification de la détaxe, là aussi pour limiter les files d'attente. D'autre part, la mise en place d'un "plan d'entretien des autoroutes" entre les aéroports franciliens et Paris, réseau routier dont l'état actuel de saleté donne une très mauvaise image aux touristes étrangers. Un marché devrait confier cette mission à un prestataire privé, en contrepartie de l'octroi d'emplacements d'affichage publicitaire.
En matière d'emploi et de formation, deux mesures sont prévues : l'augmentation du nombre de contrats d'apprentissage dans la filière touristique, "en concertation avec la profession", et la signature, en 2018, d'un accord "d'engagement de développement de l'emploi et des compétences" (Edec), afin de répondre aux besoins du secteur.

Vers une "convention-cadre interministérielle"

Le plan présenté par Edouard Philippe prévoit aussi le lancement de la plateforme "DATAtourisme" à l'automne 2017, "pour collecter, uniformiser et diffuser en Open Data les données d'information produites par les acteurs touristiques territoriaux". Il s'agit en fait d'une demie annonce, puisque la version bêta de la plateforme a été mise en ligne au début de l'année (voir notre article du 16 janvier 2017) et que la v2.0 était, à l'origine, prévue pour ce printemps.
En termes de gouvernance, deux mesures sont d'ores et déjà programmées : l'organisation, le 25 septembre, des deuxièmes Rencontres nationales du tourisme Outre-mer - afin de mettre en place un conseil du tourisme dans les Outre-mer - et la mise en place, avant la fin de l'année, d'une "convention-cadre interministérielle" visant à soutenir et promouvoir la filière du tourisme culturel en France. Ce dernier point devrait s'appuyer sur les conclusions du rapport de Martin Malvy sur le tourisme et le patrimoine, remis à Jean-Marc Ayrault en mars dernier (voir notre article ci-dessous du 15 mars 2017).

Des moyens budgétaires qui restent à préciser

Reste la question des moyens budgétaires, sur laquelle le plan dévoilé par Edouard Philippe demeure très flou. Il prévoit certes "un plan d'investissement dans les stations balnéaires et de montagne", afin de "maintenir la qualité d'offre de services et du patrimoine de logements d'accueil", mais il ne fixe, à ce stade, aucun objectif chiffré.
De même, en matière de soutien aux actions locales de développement touristique, le Premier ministre se contente d'annoncer son intention de "mobiliser l'expertise publique au profit des territoires, pour accompagner les projets touristiques des collectivités territoriales", sans autres précisions.

Comment accueillir 17 millions de touristes supplémentaires d'ici trois ans ?

Au-delà de ces aspects budgétaires, qui feront sans doute l'objet d'arbitrages ultérieurs, le plan élude très largement la question de la capacité d'accueil. Comment en effet accueillir dans trois ans 100 millions de touristes étrangers alors que la capacité d'hébergement, notamment en hôtellerie, est pratiquement inchangée depuis dix ans ?
De même, comment, sans une action forte pour étaler la saison touristique internationale, accueillir 17 millions de touristes supplémentaires alors que de nombreux monuments ou sites phares de l'attractivité de la France frôlent déjà la saturation matérielle ? La tour Eiffel, par exemple, à doublé sa fréquentation en trente ans et atteint désormais les 7 millions de visiteurs, tout près de sa capacité maximale estimée à 7,3 millions. Pour sa part, le musée du Louvre a triplé sa fréquentation sur la même période et frôle lui aussi la saturation, malgré les nouveaux aménagements autour de la Pyramide. On pourrait en dire autant d'autres sites comme le Sacré-Cœur ou le parvis de Notre-Dame (13 millions de touristes estimés). Certains, comme la tour Eiffel ou le château de Versailles, pensent avoir trouvé une réponse en augmentant les tarifs ou en rendant payants certains accès jusqu'alors gratuits (comme les jardins de Versailles).

Les touristes français, parents pauvres ?

Mais de telles mesures pénalisent aussi les touristes français, dont le revenu moyen est souvent bien inférieur à celui de visiteurs venus en vacances de l'autre bout du monde.
C'est d'ailleurs là un effet pervers du rattachement du tourisme au ministère des Affaires étrangères, inauguré avec Laurent Fabius. S'il crée une vraie dynamique sur le tourisme international - et à terme sur la balance des paiements -, il conduit en revanche à reléguer au second plan les enjeux du tourisme national, et notamment sa dimension sociale.
Or, selon l'Observatoire des inégalités, le taux de départ en vacances des Français (au moins quatre nuits consécutives hors raisons professionnelles) est certes remonté à près de 60% après avoir frôlé les 50% en 2008. Mais ce taux de 60% est inférieur a celui observé... en 1998, et même très inférieur pour les revenus les plus faibles. Or, si l'"accès aux vacances pour le plus grand nombre" fait bien partie des six domaines prioritaires retenus par le conseil interministériel du 26 juillet, aucune des onze mesures annoncées n'est en lien direct avec cette priorité...

Si le contenu du plan reste encore sans doute à compléter et affiner - le communiqué du Premier ministre parle d'ailleurs des "premières mesures concrètes" -, le gouvernement s'est en revanche donné un calendrier très précis. Le site de Matignon annonce ainsi qu'un "conseil de pilotage" sur la mise en œuvre de ces premières mesures se tiendra le 10 octobre 2017, suivi de la conférence annuelle du tourisme en décembre et d'un nouveau conseil interministériel du tourisme le 19 janvier 2018. Ce conseil interministériel devrait ensuite se tenir tous les six mois, avec la réunion d'un conseil de pilotage dans chaque intervalle.

 

 

Environnement, énergie, transports - Une transition en devenir

31/07/2017 Anne Lenormand [Les gaz de schiste enterrés ; Simplifier le cadre réglementaire des énergies renouvelables ; 4 milliards d'euros pour traiter les "passoires thermiques" ; Mesures d'urgence attendues contre la pollution de l'air ; Des Assises de la mobilité pour préparer une loi d'orientation].

Déclinaison opérationnelle du Plan climat, avec un projet de loi interdisant les permis d'exploration d'hydrocarbures annoncé pour l'automne, rénovation thermique des logements, déploiement de tous les territoires à énergie positive créés sous le précédent gouvernement, Assises de la mobilité à la rentrée pour préparer une loi d'orientation qui devrait être présentée au premier semestre 2018 : les prochains mois seront décisifs pour la mise en œuvre de la transition écologique voulue par le nouvel exécutif.

"Si j’ai un souhait, c’est que sur trois à quatre sujets, [on puisse] engager des dynamiques irréversibles. Ce serait ma seule satisfaction", a affirmé Nicolas Hulot le 25 juillet lors de sa première audition devant les députés de la commission du développement durable. Le ministre de la Transition écologique et solidaire souhaiterait qu’à la fin de son mandat, "on ait créé les conditions permettant d’atteindre les objectifs fixés" concernant les "priorités" que constituent selon lui la transition énergétique, les états généraux de l’alimentation, la santé environnementale et le "lien entre l’écologie, l’économie et le social". Pour l’ancien envoyé spécial pour la protection de la planète de François Hollande, la transition écologique "est un sujet sur lequel on peut se retrouver au-delà des clivages politiques, si tout le monde a à cœur les conditions d’existence de nos propres enfants", alors que de récents rapports ont "promis pour notre pays, dans le siècle, des journées à 50°C régulières" et mis en exergue "l’érosion de la biodiversité".
Les priorités énoncées par Nicolas Hulot figurent dans le
Plan climat qu’il a présenté le 6 juillet. Un Plan aux objectifs ambitieux mais qui a déçu de prime abord par le faible nombre de mesures concrètes qui l’accompagnent dans l’immédiat. Mais patience, a prévenu l’ancien animateur télé devenu ministre : ce n’est pas "une fin en soi" mais un programme qui va se structurer sur les cinq années du quinquennat d’Emmanuel Macron. C’est sur cette "colonne vertébrale" que viendront se greffer des plans d’actions déclinés dans le temps.

Les gaz de schiste enterrés

Pour l’heure, l’une des premières traductions des engagements pris dans le plan sera un projet de loi prévu cet automne visant à interdire les nouveaux permis d’exploration d’hydrocarbures, ainsi que l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste et de l’ensemble des hydrocarbures non conventionnels. Côté énergétique, les objectifs de la loi de transition énergétique de 2015 demeurent d'actualité, y compris la diminution de la part du nucléaire à 50% dans la production d'électricité en 2025. Mais il faudra attendre la prochaine révision de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), d'ici la fin 2018, pour "remettre tous les scénarios sur la table", "voir ce qui est réaliste, faisable" et que "l'on anticipe sur la transition", a expliqué le ministre devant la commission du développement durable de l'Assemblée nationale le 25 juillet.

Simplifier le cadre réglementaire des énergies renouvelables

En attendant, il souhaite lever les freins au développement des énergies renouvelables. "On ne peut s'accomoder d'une situation où, entre un appel d'offres et la réalisation d'un projet, il se passe entre 10 et 15 ans", estime-t-il. D'où son souhait de "simplifier le cadre réglementaire". Des mesures en ce sens sont attendues dans le cadre du futur projet de loi relatif au "droit à l'erreur' et à la simplification qui a été présenté au Conseil national d'évaluation des normes le 20 juillet.
Au niveau local, Nicolas Hulot affirme que l’Etat soutiendra le développement de l’autoconsommation à partir d’énergies renouvelables. "On aidera les quartiers et les zones rurales à produire et à consommer leur propre énergie", a-t-il affirmé sans plus de précisions le 6 juillet. Quant aux territoires à énergie positive lancés sous le précédent gouvernement, leur avenir semble assuré. "Notre objectif sera de déployer dans les prochains mois tous les territoires à énergie positive dans une logique partenariale avec l'ensemble des territoires qui les portent", a affirmé Emmanuel Macron lors de la
Conférence nationale des territoires  le 17 juillet.

4 milliards d'euros pour traiter les "passoires thermiques"

Autre grand chantier du Plan climat,  la volonté de "faire disparaître" dans un délai de dix ans "les passoires thermiques", ces sept millions de bâtiments (maisons, immeubles, bâtiments publics) très mal isolés et énergivores. Nicolas Hulot a affirmé que 4 des 50 milliards d'euros du plan d'investissement qui sera présenté par le gouvernement à l'automne iraient à la rénovation thermique des logements. Aux ménages modestes - propriétaires ou locataires - occupant ces "passoires", des audits seront proposés dès 2018 pour que les travaux puissent être terminés avant l’hiver 2018-2019. Au chapitre de la consommation responsable, une feuille de route sur l'économie circulaire est aussi attendue pour 2018.

Mesures d'urgence attendues contre la pollution de l'air

A plus court terme, le ministre a fait état le 18 juillet, devant la commission des affaires économiques du Sénat, de la présentation prochaine d'un plan sur la gestion de la ressource en eau. Après l'injonction adressée par le Conseil d'Etat au gouvernement le 12 juillet pour qu'il agisse dans les meilleurs délais contre la pollution de l'air aux particules fines PM10 et au dioxyde d'azote, des décisions fortes sont attendues. Au lendemain de cette décision, Nicolas Hulot et sa collègue de la Santé, Agnès Buzyn, ont assuré qu'ils prendront "toutes les mesures qui s'imposent dans les mois à venir". Avec Elisabeth Borne, ministre des Transports, ils se rendront cet automne dans la vallée de l'Arve, l'un des points noirs de la pollution dans les Alpes, en Haute-Savoie, pour présenter de "nouvelles mesures pour aller plus loin dans la réduction de la pollution [de l’air] à la source" dans cette région.
Le secteur des transports, premier émetteur de gaz à effet de serre, est directement concerné par la lutte contre la pollution. La convergence de la fiscalité essence-diesel au cours du quinquennat va s’accompagner d'une prime aux ménages modestes pour se débarrasser des véhicules les plus polluants (diesel d'avant 1997 et essence d'avant 2001) au bénéfice de véhicules plus propres, mais le montant de cette aide restait encore à préciser au moment du lancement du Plan climat.

Des Assises de la mobilité pour préparer une loi d'orientation

Les Assises de la mobilité qui seront lancées à la rentrée devraient permettre de fixer le cap après l'annonce par Emmanuel Macron  le 1er juillet puis lors de la Conférence nationale des territoires de la priorité donnée aux transports du quotidien et au renouvellement des infrastructures existantes plutôt qu'à de nouveaux grands projets. Les Assises permettront de préparer une loi d'orientation des mobilités qui devrait voir le jour au premier semestre 2018. Ce texte devra traduire les priorités à travers une programmation des investissements. Il s'agit de  "passer d'une politique d'équipement à une stratégie des mobilités", a déclaré Elisabeth Borne le 20 juillet devant les sénateurs de la commission de l'aménagement du territoire. Il faut selon elle "raisonner davantage en termes de services" pour "s'occuper de la mobilité pour tous dans tous les territoires".
A travers la loi d'orientation, il appartiendra au Parlement d'arbitrer entre les différents projets. Il faudra aussi "trouver de nouvelles ressources" pour financer l'entretien des infrastructures, a estimé l'ancienne PDG de la RATP le 20 juillet. La participation des poids lourds en transit serait à ses yeux une solution, même si le sujet reste toujours sensible, après l'abandon de l'écotaxe par le précédent gouvernement.
Autre point sensible : l'ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs. Elisabeth Borne veut permettre aux régions d'ouvrir leurs lignes TER à la concurrence avant la date butoir de 2023. Mais la prudence est de mise. Elle a ainsi annoncé la nomination prochaine d'une "personnalité de haut niveau" pour "mener la concertation avec les parties prenantes : organisations syndicales, régions, entreprises" alors que deux sénateurs, Hervé Maurey et Louis Nègre, ont annoncé le 21 juin qu'ils comptaient déposer une
proposition de loi pour définir le cadre de l'ouverture à la concurrence.

]

 

Lecture épuisante !! Surtout qu'au CGDD je travaille sur les statistiques dans le domaine des transports. Tout est lié, les transports, le tourisme, l'environnement, et tout va aller de plus en plus mal.

Bruno

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 17:57

Eurostat vue d’ensemble des ODD : [ Assurer à chacun une vie digne pour chacun, dans les limites de ce que la planète peut offrir, tout en conciliant l’efficacité économique, l’inclusion sociale et la responsabilité environnementale constitue l’essence même du développement durable et se reflète dans les stratégies politiques de l’UE.]  ?.

 

Humpffff, on nous prend encore et toujours pour des couillons !

«Dans les limites de ce que la planète peut offrir….» Tout électrique dans le futur selon notre ministre. Mais rien qu’une éolienne consomme 5 tonnes de cuivre. Alors combien pourra t-on en construire sachant qu’il faut encore plus de cuivre dans tous les câbles de distribution ! Et que ce n’est pas une ressource qui se renouvelle [Consoglobe cuivre] et qu’en plus les pourris de spéculateurs misent dessus.

 

[La communication de la Commission intitulée «Prochaines étapes pour un avenir européen durable: action européenne en faveur de la durabilité» constitue le nouveau cadre d’action relatif au développement durable au sein de l’UE. Cette communication prévoit également un pilotage détaillé et régulier des ODDs dans le cadre de l'UE à partir de 2017 ainsi que le développement d'un cadre de référence d'indicateurs à cet effet.]. [Cet ensemble d'indicateurs sur les ODDs à l'échelle de l'UE sera utilisé pour produire un premier rapport de pilotage sur les ODDs au niveau de l'UE qui paraîtra en novembre 2017].

PFFFF, en novembre, ils seront tous focalisés sur les suites politiques des élections allemandes. Si le rapport sort réellement, il sera bâclé et en plus totalement politisé et donc sans aucune crédibilité. Car dans ces ODD, le premier et principal concerne la pauvreté, et le flot de migrants africains qui se ruent sur l’Europe correspond à fond à cet ODD. Et aucun dirigeant européen ne veut (et ne peut, car les peuples non plus ne veulent pas) accueillir ces pauvres sur son sol. Annonces politiques démagogiques comme celle de notre président qui ne veut plus un MIGRANT SDF en France cet hiver !!! [En déplacement jeudi dans le Loiret, le président a déclaré vouloir, avant la fin de l'année, des solutions d'hébergement pour tous les migrants.].

Vous la sentez comment, la rentrée de septembre ???

Bruno

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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 06:18

En pleine période de vacances, est-il viable de critiquer le tourisme ?

Comme en toute chose, ce sont d’abord les abus qu’il faut incriminer. Et là, il y a matière à râler.

Par exemple dans le plan d’action 10YFP, « Ce programme promeut une transformation profonde du secteur du tourisme et met l'accent sur l’utilisation efficace des ressources, l’innovation et la flexibilité. Aujourd’hui, ses objectifs principaux sont d’intégrer des schémas de consommation et de production durable dans les politiques du tourisme, favoriser la mise en collaboration, encourager et améliorer les investissements et financements de projets durables.

C’est en 2002, lors du Sommet Mondial des Nations Unies sur le développement durable, que le Programme du Tourisme Durable est né. », le tourisme vers Las Vegas ou Macao n’est même pas mis à l’index.

 

Le tourisme durable, du bla-bla, ...les ODD, du bla-bla, ...les engagements de la COP21, du bla-bla….si on regarde avec conscience et honnêteté les dérèglements climatiques.

Voici un exemple du bla-bla pour le tourisme durable : « Parmi les six programmes du 10YFP celui du Tourisme durable s’est donné pour ambition de s’assurer que l’économie touristique mondiale se développe de façon durable. Il promeut ainsi l’efficacité énergétique, l’utilisation raisonnée des ressources, la création d’infrastructures durables, les emplois verts et une meilleure qualité de vie. Il s’appuie sur les concepts de cycle de vie, de chaîne de valeur et de l’économie circulaire qui en constitue les fondamentaux. ».

 

L’utilisation efficace des ressources ?? : exemple de l’eau à Las Vegas !

Pas besoin de davantage d'exemples.

L’actualité, c’est aussi le Forum Politique de Haut Niveau (FPHN) du 10 au 19 juillet 2017 à l’ONU, [sous le signe de «  l’éradication de la pauvreté et la promotion de la prospérité dans un monde en changement », sept ODD seront passés en revue. Il s’agit des ODD 1 (pauvreté), ODD 2 (faim-agriculture), ODD 3 (santé), ODD 5 (égalité femmes hommes), ODD 9 (infrastructures industrie innovation), ODD 14 (Océan) et l’ODD 17 (partenariats pour le développement durable).], encore du bla-bla ??

Mais alors, que la rentrée sera dure !! quand tous les touristes encaisseront la réalité de l'incompatibilité de vie de 99 % de la population avec le 1 % de cette population qui les manipule par le biais de la finance et de l'économie de marché.

En septembre prochain, la désillusion sera totale, le chaos politique sera palpable… aussi bien en Europe qu'aux USA.

Bruno

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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 20:00

Je réagis à la lecture de l'article de CNews [Le pari d'une France plus verte] qui analyse le discours et les ambitions du programme « Plan Climat » de Nicolas Hulot. « L'écologie à tous les étages...des logements mieux isolés et moins énergivores… des transports plus propres et accessibles à tous...une alimentation plus saine et respectueuse de la Terre ».

 

C'est très bien, même si cela me paraît irréalisable avec le maintien du contexte économique mondial et la continuité de la main mise de la finance mondiale sur l'économie.
Comment réussir un programme pour les pauvres en conservant celui des multimilliardaires qui visent d’augmenter leurs fortunes d'au moins 10 % par an ?

Où se situent les actions dans ce programme en faveur du volet « solidaire » de l'intitulé du ministère ?

« Réduire de 50 % la part du nucléaire avant 2025 » me semble aussi peu crédible que rêver à l'application des conclusions de la conférence de Cocoyoc.

Valider un plan climat dans l'esprit nouveau des ODD (mais pas si nouveau puisque ces ODD font suite aux OMD) me paraît émérite, ambitieux, et profondément respectable. Mais, en lousdé, laisser les multimilliardaires de la haute finance en retirer les pleins profits s'avère totalement contradictoire.

 

Je soutien mon ministre Nicolas Hulot en comprenant qu'il engage ce programme fort dans l'idée d'obtenir un minimum. Par exemple si on ne réduit le nucléaire que jusqu'à 55 % dans 8 ans, ce sera déjà honorable.

 

Mais mon pessimisme reste prépondérant, surtout que les ambitions écologiques du président Macron témoignent plutôt d'un calcul électoral.

C'est vraiment très dur, surtout que le problème des dérèglements climatiques concerne toute la planète et impose une implication complète des principaux pollueurs mondiaux (résultat négatif du G20 à Hambourg ! Article de actu-environnement).

Cher Nicolas Hulot, je te souhaite les réussites les plus éclatantes possibles et des preuves par Gaïa dignes de Saint Thomas.

Bruno

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 19:50

Magnifique théorie. Résiste t-elle à une analyse sur sa possible application dans un conflit armé ? (Afghanistan, Syrie...) voire à un futur conflit mondial. Et sur la gestion de l’événementiel politique ? Et sur le gaspillage éhonté des loisirs de la haute finance (Casinos, Macao, Las Vegas, Monaco, Genève….) ?

 

Humpffff, c’est du gros PIPO. Dans le document qui traite de cette doctrine ERC (Éviter, Réduire, Compenser), il n’est même pas question de l’ACV (analyse du cycle de vie). Comment envisager une compensation sur une donnée mal calculée de base ?

Le G20 de demain pourra aborder le problème de la dégradation environnementale mondiale, il conclura G20 (j’ai vain !).

Je suis moi-même loin d’être parfait. J’ai des loisirs sportifs, je suis équipé de téléphones portables, tablette, ordinateur…. Mais quitte à faire du nombrilisme, il faut le placer dans le contexte économique mondial (je ne suis pas seul sur terre à polluer). Et là, servons-nous des génies qui nous ont précédé, comme par exemple Monsieur PARETO.

Il y a un problème ? Quelles en sont les causes ? Classons-les de la plus significative à la moins importante (théorie de pareto des 80/20 : 80 % des effets sont produits par 20 % des causes)

Le climat se dérègle, le monde est pollué !

La vie sur terre va devenir invivable !

La faute à qui ou à quoi ?

80 % à la croissance et aux appétits des 20 % de multimilliardaires. Ils veulent aller toujours plus vite, plus loin, plus haut, plus fort, avec plus de profits, de bonheur, de confort….

Et comme les ressources de Gaïa ne sont pas illimitées, les profits pharaoniques de quelques-uns se font au détriment de tous les autres, et l'on en arrive à vivre mondialement à crédit (jour du dépassement). Pffff, Éviter, Réduire, Compenser, ... sur ce constat … on fait quoi ???

Éviter, réduire ou compenser le Fléau envahissant des déchets abandonnés ? On pourrait lister sans fin toutes les conneries de notre économie actuelle, rien n'y changera vraiment !

La preuve, l'environnement est toujours en crise alors qu'il se déroule énormément de réunions comme les 3e Assises de l’économie circulaire ou Le Pacte mondial pour l’environnement. Mais aussi, sachez que depuis 2009, l'IFORE forme des cadres supérieurs au développement durable. PFFFF, ils en font quoi de cette formation depuis 2010 ???

 

Éviter, Réduire, Compenser ? À quoi bon quand dans la balance il y a « Macron - Histoire d'une Haute Trahison - Les preuves accablantes ».

Bruno

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 07:34

Le tourisme durable en France prévoit d'exploser ses compteurs. Info du directeur du SDES lors de la présentation de la conférence-débat sur ce thème : objectif 2020 100 millions de touristes en France ! (on est à 85). Je n'ai pas la même définition de ce que devrait être la transition écologique et solidaire ! (sur le site du ministère, vous pouvez lire 2 dossiers.)

 

L'encart de présentation du second dossier, « Analyse d'un concept », m'attriste profondément [Le ministère de la transition écologique et solidaire institutionnalise la notion de transition, qui prend depuis quelques années une place croissante dans la réflexion et l’action pour une société plus durable. Qu’elle soit écologique, énergétique, sociale, solidaire, économique, démocratique, numérique ou encore managériale, la transition se caractérise par une transformation profonde des systèmes. Une pluralité d’acteurs se revendique du concept de transition : la recherche s’attelle à en identifier les ressorts, les institutions souhaitent en dessiner les orientations et la société civile s’engage et l’aiguillonne à travers des expérimentations innovantes.].

 

expérimentations innovantes, transition numérique...L'actualité est comique. La transition passerait par le piratage informatique. L'ADEME publie début juin un superbe dossier : Face cachée du numérique (La). ET PAFFF !! un second piratage mondial. L'ADEME indique dans son guide « Comment utiliser le numérique en gardant le contrôle » et plus loin « prévision 2020, 50 milliards d'objets connectés ».

L'évolution est exponentielle, elle suit celle du pouvoir de la finance (Médiapart analyse la liste les 500 plus riches de France établie par Challenges).

Regardez ne serait-ce que les informations des événements sportifs. Qu'y voyez-vous de plus marquant sinon le pognon bien plus puissant que les exploits.

La transition existe. Elle consiste au fait qu'on sait parfaitement aujourd'hui ce que nos activités impliquent dans les dérèglements climatiques. Cette transition ne deviendra jamais concrète, elle restera intellectuelle, car elle n'existe qu'avec les soutiens financiers et donc elle ne « sciera jamais la branche sur laquelle elle est assise » (OXFAM, articles COP21), (je ne trouve pas le bilan financier de cette manifestation et comment les investissements privés se seraient transformés en 'royalties' ; c'est normal c'est top secret)

 

L'autre transition que les français ont voulue s'appelle intelligence financière, et donc ce n'est pas de l'intelligence bienveillante ou de l'intelligence « durable ». Elle s'adapte au jour le jour, au gré des intérêts. Par exemple pour les intérêts de l'action politique court terme, la France pourrait recevoir lors des festivités du 14 juillet le président américain, un très bon milliardaire bien pensant de la finance mondiale ! Cela semble acté mais jusqu'au 13 juillet, des événements pourraient interférer.

Cette transition acte aussi la « politique spectacle » avant la politique efficace. Aucun élu, même celui de la plus petite commune de France, n'ignore la rémunération de sa fonction élective. Alors le toujours plus pour eux reste de mise, et vive le buzzz pour les plus manipulateurs. Les jeunes électeurs ont voulu une politique « série télévisée » à rebondissements, ils vont être exhaussés. Notre président est un champion du star système financier. Dès aujourd'hui, « il se la pète » devant le parlement ! Surtout, ne ratez aucun épisode cet été !

Une autre transition dramatique est possible : LA GUERRE !

Bruno

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